Dans le centre historique de la ville de Toulouse,
la force du «fait urbain» qu’est l’hôtel particulier
du XVIe impressionne. Sa popularité est
principalement établie sur le mystère caché
derrière les signes architecturaux qu’il emploie
et sur la richesse de la composition spatiale de
ces signes. A l’intérieur des tissus urbains où les
siècles ont superposé les différentes couches de
leur histoire, les hôtels particuliers apparaissent
riches en sens et en interprétations. Une façade
massive avec portail monumental, sous le
porche l’ombre et au delà la lumière qui attire.
La tour, la galerie, l’ornementation sont autant
de signes qui laissent aller l’imagination vers des
interprétations propres à chacun. Cette lecture
s’essouffle rapidement devant l’épaisseur du
temps, du mystère et du charme. Quelle était la
valeur de ces signes, de quelles sociétés, de quels
individus dépendaient-ils? L’incendie de mai
1463 qui détruit la ville aux deux-tiers, va marquer
le départ d’un siècle particulier dans l’histoire de
Toulouse. Différentes classes sociales, évoluant
ensemble dans un milieu défini par les remparts
de la ville, vont fonder «l’âge d’or» de Toulouse.
Les principales traces physiques qu’il en reste
sont les «hôtels particuliers» et quelques livres.
De nombreux historiens de l’art ont inventorié
ces maisons, prenant comme paramètre de
classification, soit le style d’architecture, soit
la date de la construction, reconnaissant
en elles un type architectural précis. Mais il
apparaît qu’aucun n’ait tenté d’opérer une
classification qui prendrait pour paramètre les
éléments architecturaux qui composent les
hôtels et la manière dont ils s’ordonnent entre
eux, déconstruction et recomposition que nous
proposions d’opérer.
AAHG Éditions, Toulouse, 1996. (épuisé)
24 x 16 cm. 266 pages Illustrations noir & blanc.
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