Antoine Stinco, Rémi Papillault
La transformation des abattoirs
de Toulouse construits au 19ème
siècle en Centre d’art moderne et
contemporain requiert une analyse
et une interprétation de cette
architecture.
La composition de 1827 de Urbain
Vitry est typique de l’adaptation
du plan basilical aux nouveaux
programmes architecturaux du
début du dix-neuvième siècle.. Les
modèles d’inspiration de l’architecte
issus de ses visites parisiennes et de
la lecture des traités seront adaptés
à la forme triangulaire du terrain, et
réglés sur les proportions de la nef de
l’église Saint Sernin de Toulouse pour
laquelle, la même année, Virebent,
l’architecte en chef de la ville,
projetait un plan d’aménagement et
de mise en valeur.
C’est donc la monumentalité, la
simplicité du langage néoclassique,
le rationalisme du plan, la symétrie,
les rapport géométriques et la
terminaison en hémicycle qui
confèrent à ce bâtiment un haut
niveau d’abstraction, supérieur à
celui d’un édifice utilitaire classique.
Afin de s’inscrire dans la
composition du bâtiment, toute
nouvelle transformation nous
paraît devoir restituer les volumes
originaux de Vitry en rétablissant
«à l’identique» la pavillon latéral
manquant. Le changement d’image
des abattoirs en musée ne pouvait
pas, pour nous, porter sur le pavillon
latéral ; au contraire, une écriture
contemporaine à cet endroit ne
pourrait que distraire des enjeux
essentiels à cette mutation. Nous
pensons que cette transformation
doit s’appuyer sur une intervention
par touches et exploiter, dans
une relecture contemporaine, les
qualités d’équilibre et de symétrie de
l’ensemble.
Les Abattoirs Éditions, Toulouse, 2000.
26,2 x 20,5 cm. 117 pages Illustrations couleurs et noir & blanc.
ISBN 2-914397-00-3 (br.) liens : http://www.lesabattoirs.org/




